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Simulateur Mirage III
Le simulateur de vol Mirage III, ou SIMIR, a été mis en service à Payerne en 1967, parallèlement à l'introduction du Mirage dans les troupes d'aviation. La partie
infrastructure et commande de vol fut construite par la firme française LMT et la partie système d'armes et navigation par la firme américaine LINK.
Sa technologie des années soixante a été constamment adaptée, durant son engagement, aux modifications et aux améliorations apportée à la flotte Mirage. Familiarisation
avec le cockpit, apprentissage des check-lists et des procédures de vol, apprentissage du vol aux instruments, mise en oeuvre des missiles embarqués, entraînement aux
situations d'urgence, chaque pilote en phase de formation a dû faire ses premières armes dans cette machine avant de s'élancer dans les airs.
Le SIMIR offrait des possibilités inépuisables d'entraînement dans des scénarios réalistes, permettant d'économiser de coûteuses heures de vol avec, de surcroît, moins de nuisances pour
l'environnement. Interceptions supersoniques à haute altitude, engagement avec moteur fusée d'appoint, navigation en suivi de terrain, manoeuvres défensives dans un
scénario de guerre électronique, la simulation des caractéristiques et des qualités de vol était remarquable et très réaliste malgré l'absence de mouvement et de visualisation.
Ayant coûté plus de dix millions de francs suisses, ce simulateur a accumulé près de dix fois le nombre d'heures de vol de chaque avion.
En l'an 2000, après la liquidation de la flotte Mirage IIIS et après 65'000 heures de service et plus de 36'000 exercices, les Forces aériennes ont "tiré la prise" de manière définitive.
Mis à la retraite presque en même temps, Monsieur Alfred Chassot, l'ingénieur qui s'est occupé de l'entretien de ce simulateur et qui l'a bichonné avec amour pendant
plusieurs décennies, s'est donné comme objectif d'installer toute l'infrastructure dans le nouveau Musée de l'aviation militaire et de remettre l'installation en état de fonctionnement.
Une tâche énorme nécessitant des kilomètres de câbles, des milliers de raccordements électriques et des centaines d'heures de travail bénévole.
En 2004, Alfred a remis la prise, et les fusibles n'ont pas sauté!
Désormais, des démonstrations, uniques en Europe, sont proposées lors de journées spéciales ou sur demande préalable.
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