Cette section du Musée présente Claude Nicollier, premier astronaute suisse et ancien pilote de l'Escadrille 5. Vous y découvrez des informations détaillées sur
les quatre Missions spatiales auxquelles Claude Nicollier a participé.
La peinture murale qui décore la galerie menant à l'Espace Nicollier a été réalisée par Aridio Pellanda, ancien pilote de Mirage III. Cette oeuvre
rappelle la sortie extra véhiculaire effectuée le 23 décembre 1999 par Claude Nicollier lors de la mission STS-103 d'entretien du télescope spatial Hubble.
Le Musée expose également des plans de la navette spatiale, un grand nombre de photos prises durant les vols de la navette, ainsi que d'autres éléments en relation
avec l'ensemble des Missions de la NASA.
Les 4 missions spatiales de Claude Nicollier sont:
STS 046 1992 Navette Atlantis
STS 061 1993 Navette Endeavour
STS 075 1996 Navette Columbia
STS 103 1999 Navette Discovery
Informations sur la Mission STS-046 lancée le 31 Juillet 1992:
Navette ATLANTIS: (12ème vol) | Mission STS-46, 1992 (49ème vol de navette) |
| Lancement: | 31 Juillet à 9h56 |
| Atterissage: | 8 Août à 9h13 |
| Durée: | 6 jours, 23 h. 16 min. 7 sec. |
| Distance parcourue: | 5 344 643 km |
| Nombre d'orbites: | 127 |
| Altitude orbitale: | 426 km |
| Objectifs: | - Déploiement de la plate-forme Eureca - Expérience du satellite captif TSS-1 |
Sa détermination est récompensée: après 12 ans d'attente, Claude Nicollier peut enfin partir dans l'espace! Il est alors le premier non-Américain à avoir
été retenu en tant que spécialiste de mission à la NASA.
Organisée conjointement par la NASA et l'ESA, la mission STS-46 doit d'abord placer sur orbite (à 500 km d'altitude) la plate-forme scientifique réutilisable
Eureca; Claude Nicollier qui a contribué à la mise au point et au perfectionnement du bras télémanipulateur, est responsable d'extraire le satellite de la soute
de la navette et de le larguer dans l'espace. Après quelques difficultés, Eureca entame son premier vol de 11 mois au cours duquel il va mener de manière autonome
une quinzaine d'expériences.
La deuxième opération consiste à deployer le satellite captif italo-américain TSS, une sorte de grosse sphère métallique de 500 kg,
relié à Atlantis par un fil de cuivre de 20 km de long et 2.5 mm de diamètre, afin de mesurer l'efficacité du câble comme collecteur d'énergie, au fur et à mesure
que la navette et le satellite traversent le champ magnétique terrestre à une vitesse de 28 000 km/h. L'ensemble devrait se comporter comme une dynamo et produire
de l'électricité. Les spécialistes en attendent 5000 volts. Mais plusieurs problèmes surviennent: le satellite ne veut d'abord pas quitter le navire volant,
puis le câble se bloque et ne dépasse pas la distance de 243 m.
On constatera plus tard qu'il s'agissait d'une erreur de conception du fabriquant du treuil,doublée d'une erreur de montage.
En effet, 5 mois auparavant des ingénieurs ont rajouté un élément pour renforcer le dispositif, mais ils n'avaient pas remarqué qu'un boulon frottait contre une
pièce mobile servant à dévier le câble. L'échec n'est cependant pas total puisque les astronautes parviennent à ramener le satellite a bord, après avoir constaté
que l'attelage "navette-fil-satellite" peut bel et bien produire de l'électricité lors de son déplacement.
Au retour, Jeff Hoffman, spécialiste de mission, fera ce superbe commentaire: "Ce fut un échec plein de promesse!".